Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /2009 14:45
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La Cour de Cassation vient de confirmer de manière définitive la condamnation prononcée en première instance puis en appel à l’encontre de Pierre Bédier (ancien ministre, ancien député-maire de Mantes-la-Jolie et actuel président du Conseil Général des Yvelines) pour corruption et recel d’abus de biens sociaux. Ces faits sont très graves.

 

Au delà de l’individu et de ses complices également condamnés (Gilles Forray, conseiller général et Jacques Masdeu-Aurus, député), c’est tout un système reposant sur le clientélisme et l’affairisme que la justice a sanctionné (écouter ici mon intervention sur France-Info)
 

Sur le Mantois, ce système est dénoncé aujourd’hui jusque dans les rangs de la droite, notamment par le président UMP de la CAMY, Dominique Braye. Seule la majorité municipale UMP-MODEM de Mantes-la-Jolie, menée par son maire Michel Vialay, proclame encore aujourd’hui sa fierté et son soutien à ce système.

 


                                     les hommes changent, le système demeure ?



En a témoigné le refus de M. Vialay de se porter partie civile au nom de la ville, en a témoigné l’accession de Mme Cécile Dumoulin au poste de députée il y a un mois suite à un tour de passe-passe permettant d’anticiper la condamnation de Pierre Bédier et d’éviter toute élection législative partielle.

 

La délinquance en col blanc n’étant pas plus reluisante que la petite délinquance, l’image même de notre ville pâtit de ces différentes malversations et manipulations d’appareil interne à l’UMP, au moment même où sa population est particulièrement touchée par la récession économique.

 

Aussi, nous réclamons :

 

-          la démission de Cécile Dumoulin de son poste de députée, obtenu dans des circonstances bien peu honorables,

-          le retrait de la mission parlementaire confiée à Pierre Bédier par le premier Ministre, l’avenir de la coopération pouvant difficilement reposer dans les mains d’un élu corrompu.

 

A la crise économique s’ajoute aujourd’hui dans le Mantois une crise politique et morale. La première crise nécessite des propositions claires et ancrées à gauche, la deuxième crise nécessite une réponse claire et respectueuse de nos valeurs républicaines.

 

Le Parti Socialiste de Mantes la Jolie se tient prêt à assumer ses responsabilités pour incarner cette alternative lors des prochaines échéances.

 

 

Dépêche AFP

La chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté mercredi le pourvoi du président UMP du conseil général des Yvelines, Pierre Bédier, qui est donc définitivement condamné à 18 mois d'emprisonnement avec sursis et trois ans de privation des droits civiques et civils, entraînant six années d'inéligibilité.

Elle a également confirmé la condamnation du député UMP des Yvelines Jacques Masdeu-Arus et de son ancien adjoint à la mairie de Poissy, Gilles Forray.

Les trois hommes ont été condamnés le 16 mai 2008 par la cour d'appel de Paris pour "corruption passive" et "recel d'abus de biens sociaux" pour avoir accepté des pots-de-vin de l'homme d'affaires Michel Delfau, décédé en 2005. En contrepartie, ce dernier aurait obtenu des marchés publics pour ses sociétés de nettoyage dans les villes de Poissy et de Mantes-la-Jolie (Yvelines).

Pierre Bédier a été condamné à 18 mois d'emprisonnement avec sursis et trois ans de privations des droits civiques et civils, soit six années d'inéligibilité, ainsi que 25.000 euros. Jacques Masdeu-Arus a pour sa part écopé de deux ans de prison avec sursis, une amende de 75.000 euros et cinq ans de privation des droits civiques et civils, soit dix ans d'inéligibilité. Quant à Gilles Forray, premier adjoint de M. Masdeu-Arus, maire de Poissy au moment des faits, il a été condamné à trois ans de prison avec sursis, 75.000 euros d'amende et cinq ans de privation des droits civiques et civils.

Pierre Bédier avait été contraint de démissionner du secrétariat d'Etat aux Programmes immobiliers de la Justice après sa mise en examen en janvier 2004. Leurs pourvois en cassation ont permis à l'ancien maire de Mantes-la-Jolie (1995-2005), ainsi qu'à Jacques Masdeu-Arus de conserver leurs mandats électifs. AP



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Par Guillaume Quevarec - Publié dans : Edito
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