Lundi 30 mars 2009
1
30
/03
/2009
08:00
-
Partager
Jack LEFEBVRE, comité de Mantes du
POI
Marc JAMMET, conseiller municipal PCF, président du
groupe "Unité à gauche pour changer vraiment"
Philippe MOREAU, NPA
Guillaume QUEVAREC, conseiller municipal PS,
président du groupe socialiste et apparentés
à
Monsieur Thierry HEGAY
Sous-préfet de Mantes la Jolie
18-20 rue de Lorraine
78200 Mantes la Jolie
Le 26 mars 2009
Monsieur le Sous-préfet,
Nous nous permettons de nous adresser ensemble au représentant de l'Etat sur la situation de
l'entreprise FCI à Mantes-la-Jolie (37 rue des Closeaux).
Comme vous le savez, les salariés de cette entreprise entament leur cinquième semaine de
grève pour la préservation de leur production sur le site de Mantes-la-Jolie.
Ils se heurtent à une direction qui refuse d'engager des négociations sérieuses sur l'avenir
du site, a fait fermer arbitrairement l'entreprise pour diviser les salariés et les assigne en justice.
Elus de Mantes-la-Jolie, représentants de partis politiques de cette même ville, nous ne
pouvons rester sans réagir devant une telle situation.
Nous tenons à affirmer, publiquement et auprès de vous, notre soutien aux salariés qui
s'opposent à la délocalisation de la production sur Singapour et exigent qu'une moitié au moins de celle-ci soit réalisée à Mantes-la-Jolie. Et nous appelons les Mantais à exprimer leur
solidarité - notamment financière.
C'est dans le même état d'esprit que nous nous adressons à vous. En effet FCI, depuis son
installation à Mantes-la-Jolie, a perçu des subventions publiques et a bénéficié d'allégements de cotisations patronales.
Il serait pour nous inconcevable que ces fonds publics aient été accordés pour, qu'au final,
l'entreprise - qui compte actuellement 400 salariés - se désengage de Mantes-la-Jolie alors même que 8 millions d'euros de dividendes ont été versés aux actionnaires en 2008.
Aussi, est-ce la raison pour laquelle nous nous adressons à vous afin que l'Etat mette en
demeure la direction de FCI d'ouvrir des négociations sérieuses avec les représentants que les salariés se sont donnés et s'engage résolument dans le refus clair et net de la délocalisation
projetée. La nomination par vos soins d'un médiateur qui aurait pour mission de réunir les deux parties pourrait aller en ce sens.
Il nous semble, à cet égard, que l'exigence de la part de l'Etat du remboursement de tous
les fonds publics perçus en cas de délocalisation serait un argument de poids.
Nous vous demandons de l'utiliser.
Persuadés que vous comprendrez notre préoccupation tant à l'égard des salariés que de la situation de
l'emploi et de l'avenir économique de Mantes-la-Jolie, et vous remerciant par avance de bien vouloir nous tenir informés des dispositions que vous prendrez, veuillez recevoir, Monsieur le
Sous-préfet, l'expression de nos salutations distinguées.
Jack LEFEBVRE Marc JAMMET
Philippe MOREAU Guillaume QUEVAREC
Lisez également l'article
du journal "Le Monde" consacré à ce conflit en cliquant ici
Derniers Commentaires