Jeudi 10 avril 2008 4 10 /04 /Avr /2008 20:47
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Mardi soir se tenait l’assemblée de la CAMY (communauté d’agglomération de Mantes-en-Yvelines)  pour élire son président. Du fait du rapport de forces, l’UMP était certaine d’obtenir cette présidence.

Tellement certaine que, du coup, deux candidats se sont présentés : Dominique Braye, président sortant "Sarkozyste", sénateur, ancien maire de Buchelay et Jean-Luc Santini, maire adjoint de Mantes-la-Jolie "Chiraquien" poussé très ouvertement par Pierre Bédier.

Devant ce duel interne à la droite, les élus socialistes ont décidé de voter blanc, Françoise Descamps s’étant exprimée au nom du groupe en ces termes :
 
« Aujourd’hui, nous est proposée une pluralité de candidatures pour la présidence. Ce pourrait être un signe de bonne santé démocratique. Hélas, l’alternance n’est pas d’actualité et une vraie proposition alternative n’est pas envisageable aujourd’hui.
 
Prenant acte des résultats électoraux des 9 et 16 mars, face à deux candidats issus des rangs de la majorité, nous ne présenterons pas de candidat et nous nous en tiendrons à une stricte neutralité en votant avec un bulletin blanc, car nous ne voudrions pas interférer avec les subtilités internes à l’UMP. Cette confrontation aurait pu se dérouler dans le cadre d’une élection primaire interne à l’UMP, cela n’a pas été le cas.
 
Nous souhaitons que les 12 maires participent à l’exécutif communautaire en étant en charge d’un champ de compétences et que toutes les communes soient pleinement actrices de l’action pour notre territoire communautaire. C’est aussi le choix annoncé par les candidats à la présidence de la CAMY. »


Le résultat final révéla un score très serré, 18 voix pour Dominique Braye, élu,  contre 17 pour Jean-Luc Santini et 8 abstentions.

C’est à ce moment que les passions se déchaînèrent à droite :

- Dominique Braye a dénoncé la campagne de dénigrement dont il avait été victime. Il a expliqué s'être présenté "contre un système qui utilise les méthodes d'un autre temps" en dénonçant la personne qui instauré ce système sur le Mantois avant de l’étendre au département. Il a parlé "d'éthique politique".
- le maire divers droite de Mousseaux a dénoncé quant à lui « des pressions incroyables », des menaces, des chantages aux subventions dont des maires et des élus ont été l'objet de la part d'un homme et de son entourage. "C'est inacceptable" a-t-il insisté.  Il a conclu en disant préférer "un homme droit dans ses bottes plutôt qu'une marionnette".


Le nom de Pierre Bédier ne sera pas cité, mais tout le monde a compris.
 
Du côté des partisans de Jean-Luc Santini, silence assourdissant dans les rangs, silence bien étonnant devant de telles attaques.
 
Par la suite, Dominique Braye reviendra encore à la charge sur le même thème.
 
Ce spectacle, bien pathétique, a au moins eu le mérite de mettre au grand jour l'opposition Braye-Bédier, opposition qui ne date pas d’hier.
 
Défaite de Jacques Masdeu-Aurus (son mentor) à Poissy le 9 mars, sévère réquisitoire en cour d’appel prononcé par le procureur le vendredi 4 avril, dénonciation d’un système clientéliste par ses propres « amis »  le mardi 8 avril…

La fin de règne serait-elle proche pour l'auto-proclamé "homme fort du Mantois" ?

Par Guillaume Quevarec - Publié dans : Edito
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