Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 15:08
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Pari gagné pour François Hollande. Plus de 20 000 personnes sont venus l'écouter, de toute la France dimanche 22 au Bourget. Il a affirmé sa stature présidentielle et prononcé un discours marqué à gauche avec une série de propositions crédibles et justes. Il a mis l'accent sur l'égalité et la justice.

  affiche hollande 22janv

L'affluence a été telle qu'il a fallu, juste avant le début, ouvrir en urgence une 2e salle !

Quelques extraits :

- je serai le président de la fin des privilèges

- je vous dis la vérité. Je connais la gravité de la situation. Je ne promettrai que ce que je suis capable de tenir.

François Hollande a trouvé le point d'équilibre entre le "rêve français" et les contraintes économiques.

- mon véritable adversaire, il n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti. Il ne se présentera jamais à une élection et pourtant il gouverne...Cet adversaire, c'est le monde de la finance.

- les délinquants financiers et les petits caïds, je les avertis : ceux qui ont pu croire que le droit ne les concernait pas, le prochain président vous le dit, la République vous rattrapera.

- Une des grandes erreurs de Nicolas Sarkozy, c'est d'avoir cru pouvoir construire l'avenir du pays sur l'injustice et les inégalités.

Parmi ses propositions, citons les 60 000 postes dans l'éducation nationale pour garantir la réussite de nos enfants, le doublement du plafond du livret A pour aider à la construction de plus de logements sociaux, des zones de sécurité prioritaires là où les taux de délinquance sont trop élevés, une grande réforme bancaire, la baisse des indemnités du président et des ministres de 30%, un tarif progressif de l’eau, du gaz et de l’électricité, qui garantira, au moins pour un certain volume, un prix stable et juste.

 

Oui, François Hollande a montré qu'on n'avait pas tout essayé, que le PS porte un projet crédible, bien différent de celui de la droite et de N Sarkozy. D'autres valeurs sont mobilisables. D'autres droits peuvent être conquis.

Par Guillaume Quevarec - Publié dans : Le projet
Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 16:33
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La France a perdu son triple A : quoi que l’on pense des agences de notation, c’est une mauvaise nouvelle, et ce d'autant plus que ce sont les Français qui vont en payer le prix. Elle aurait pu être évitée. Cette perte du triple A sanctionne la politique suivie depuis 2007.  M. Sarkozy restera le président de la dégradation de la France.  M. Sarkozy avait dit qu’il ferait tout pour garder le triple A, qu’il avait érigé en « trésor national ».

En réalité, il a fait le contraire de ce qui était nécessaire et juste. Il aurait fallu relancer la croissance : il a fait le choix de l’austérité. Il aurait fallu mettre fin aux excès de la finance : il y a renoncé. Il aurait fallu supprimer les niches fiscales injustes et l’ensemble des cadeaux fiscaux distribués aux plus riches : il a toujours refusé. Il aurait fallu un plan européen d’urgence pour relancer la croissance et l’emploi : le duo Merkel-Sarkozy n’a proposé qu’un traité incertain sur une lointaine discipline budgétaire.

Le Président de la République a passé une partie de son mandat à faire des cadeaux fiscaux aux plus favorisés et une seconde à les faire payer aux classes populaires et moyennes, avec la casse des retraites, des services publics, deux plans d’austérité de 20 milliards et sans compter la hausse à venir de la TVA.

Et demain, les Français auront aussi demain les conséquences de la dégradation de la note de la France : un crédit plus cher, des déficits encore creusés, une consommation et des investissements encore en baisse. La perte du triple A a un seul responsable : M. Sarkozy. Il est temps que la France emprunte un autre chemin : le chemin du redressement dans la justice avec François Hollande.

Par Guillaume Quevarec - Publié dans : Nos propositions

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